Obésité
Les biais
L'obésité est encore trop souvent perçue comme un manque de volonté ou une faute personnelle. Ces jugements — même bienveillants — blessent, découragent et retardent l'accès aux soins.
- Attribuer le poids uniquement aux choix individuels.
- Associer minceur à santé, et corps plus large à mauvaise santé.
- Réduire une personne à son poids dans le regard médical, familial ou professionnel.
- Croire qu'il suffit de « manger moins et bouger plus ».
- Opter pour un mobilier inadapté, qui exclut les personnes de plus forte corpulence.
- Ignorer certains symptômes en les attribuant au poids.
- Faire de l'humour de mauvais goût en référence au poids des individus.
Ce que ces biais provoquent

Ces biais nuisent au bien-être des personnes atteintes d'obésité. Ces personnes craignent et hésitent à consulter un professionnel de la santé pour éviter d'être jugées. Elles sont parfois ignorées pour des promotions même lorsqu'elles sont qualifiées. Certaines développent une faible estime d'elles-mêmes à la suite d'intimidations fréquentes. Des troubles du comportement alimentaire peuvent aussi se développer.
C'est quoi l'obésité ?
L'obésité est reconnue comme une maladie chronique par l'Organisation mondiale de la santé. Elle résulte de l'interaction de nombreux facteurs : génétiques, hormonaux, environnementaux, psychologiques, socio-économiques.
Se fier au poids et à l'IMC ?
Devrait-on se fier seulement au poids et à l'indice de masse corporelle (IMC) ? NON.
L'IMC est un indicateur développé par un mathématicien en 1832 pour évaluer la corpulence moyenne d'une population. Il ne tient pas compte des différences personnelles des individus et ne distingue pas la masse grasse de la masse maigre.
Le poids n'est pas plus précis : il ne fait pas la différence entre les types de tissus. Ce n'est pas le chiffre sur la balance qui indique le risque pour la santé, mais plutôt la graisse située autour des organes vitaux, dans l'abdomen : la graisse viscérale.

Comment évaluer le niveau de risque alors ?
- Le tour de taille est un indicateur de présence de graisse abdominale. Une personne avec un ventre prédominant, même avec un IMC normal, a plus de risques de développer des complications qu'une personne avec un IMC considéré élevé dont les tissus graisseux sont répartis sur les cuisses et les bras : c'est la masse grasse sous-cutanée.
- La capacité cardiorespiratoire c'est être capable de maintenir un effort physique dans le temps. Le test des bips (Léger-navette) ou le test Cooper, habituellement administrés dans les écoles, en sont des exemples.
- Le niveau d'activité physique se mesure par le nombre de minutes d'activités modérées à vigoureuses effectuées par semaine.
- La qualité de l'alimentation : le choix d'aliments sains et non transformés.
Les conséquences
L'obésité est une maladie qui augmente les risques de développer d'autres problèmes de santé.
- Diabète de type 2
- Maladies cardiovasculaires
- Certains cancers
- Troubles musculosquelettiques
- Douleurs
- Apnée du sommeil
- Estime de soi fragilisée
- Anxiété, dépression
- Déclin cognitif
- Rapport difficile à l'alimentation
- Stigmatisation au quotidien
- Discrimination au travail
- Évitement des soins
Les stratégies
Éviter les régimes restrictifs et favoriser les saines habitudes de vie.
Les saines habitudes de vie, quant à elles, favorisent la santé, réduisent les risques de développer d'autres problèmes de santé et favorisent le changement de la composition corporelle.
Vrai ou Faux ?
Les biais concernant l'obésité sont responsables de plusieurs conséquences physiques, mentales et sociales des personnes atteintes d'obésité.